Voici un petit texte que j'ai trouvé dans l'un de mes nombreux livre que je voudrais dédié à tous mes petits compagnons... avec toute ma tendresse...
De tout petits chiens
Des chiots, des chiots, des chiots!
Après ces derniers mois aux variations aléatoires de leur capacité d'attention et à leurs errances basardeuses, je garde d'eux une nuée de souvenirs aussi difficiles à disciper q'une portée de labradors. Des cris de joie muets me viennent à l'esprit lorsque je repense à leur haleine lactée de bébés et à ces petites truffes humides. Je souris intérieurement en les revoyant explorer bravement leur nouveau monde, en repensant à leurs attaques féroces contre de simples feuilles mortes, et à la façon dont, une fois leur dernière calorie brûlée, ils s'écroulent en vrac, les pattes en l'air, exposant à nos regards leur petit ventre dodu. Mais cela suffit-il a expliquer notre tendresse - partagée par les plus cyniques d'entre nous - pour les petits chien? (Les cris d'enthousiasme saluant l'arrivée d'un chiot dans une famille ne le cèdent que de quelques décibels à ceux qui acceuillent la naissance d'un bébé.) Au premier abord, leur attrait semble reposer sur leur potentiel comique, qui est le principal composant de leur personnalité. Mais s'il n'y avait que cela, tolérerions-nous toutes ces nuits sans sommeils, ces chaussures volées et ces coups de langue et de trémoussements? A l'évidence tout cela aide à supporter les épreuves précédemment mentionnées, mais je me dois d'ajouter quelques observations personnelles. Je pense que l'émotion provoquée par les chiots, lorsqu'ils interrompent un instant leurs jeux, leurs mâchouillages et leurs jappements. Nous voyons alors briller les premiers signes de leur loyauté, de leur confiance, et d'une certaine forme de sagesse. Des qualités qui sont, à mon avis l'essance même du chien ; des qualitées qui se forment très tôt et persistent bien après que le dressage et la maturité ont transformé leurs frétillements patauds en une démarche plus digne.
Sahron Beals"les petits chiens"